12.11.2011
L'ennemi de la pédagogie
Dans l'enseignement, la base de la pédagogie reste le livre. "Ouvrez vos livres" est le premier de tous les rites pédagogiques -à tort peut-être pour ce qui est de l'époque actuelle, et certainement plus pour très longtemps.
Si au collège cela peut se discuter, au lycée cela se justifie, notamment dans l'enseignement des langues: au bac tous nos élèves passeront une épreuve écrite dans laquelle il faudra comprendre un texte.
Mais voilà: de plus en plus de nos élèves n'apportent plus leur livre. Comme il est impossible de punir tous ceux qui n'en sont pas munis, on est amené à transiger, en tant que prof: un livre pour deux sera permis, les livres peuvent être laissés dans les casiers, le travail ne portant que très rarement sur des éléments contenus dans le livre. Mais malgré ces compromissions, on se retrouve souvent avec un livre pour trois. Que faire ? Photocopier ? La photocopie n'est pas la solution, parce que l'on ne peut tout de même pas photocopier TOUS les textes pour TOUS les élèves.
D'où vient ce refus d'apporter le livre ? L'un des mes élèves de 2°10 me l'a expliqué clairement: c'est un problème de sac ! Eh oui ! Si les élèves de collège portent souvent des sacs de 8 à 10 kg pour être sûrs de ne rien oublier, les élèves de lycée n'apportent que le strict minimum, et c'est très peu. Et surtout, la mode du sac a changé, hélas ! Fini le sac Eastpack de ces 10 dernières années ! Le "must" est le sac en bandoulière, qui fait vite mal à l'épaule s'il est trop lourd.
Et voilà comment le sac est l'ennemi de la pédagogie ! Créons un comité pour le retour du sac à dos. (Quelqu'un connaitrait-il quelqu'un ayant ses entrées chez Adidas ?)
09:43 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
02.11.2011
La sorcière était derrière la porte !

Lundi soir, Halloween. Je me suis pourvue en bonbons, l'après-midi, au cas où. Quelques groupes d'enfants viennent sonner, même si la "tradition" semble se perdre. Les derniers sonnent vers neuf heures trente.
A ma surprise je découvre sur le pas de la porte parmi fantômes et vampires, un garçon non déguisé.. qui fut mon élève en 6° il y a deux ans. Il est bien plus surpris que moi, de même que son frère jumeau, que je découvre sous l'un des masques. Je me souviens même de leurs prénoms et, coup de chance, je ne me trompe même pas. Quentin et Benjamin... C'était autrefois, dans une autre vie.
Je ris ensuite à l'idée que cette fois la sorcière était DERRIERE la porte !
12:15 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
27.09.2011
Nouvelles technologies, nouvelles excuses
Les devoirs à la maison ont toujours été un problème. Il est clair que les élèves, même en lycée, ne voient que rarement l'intérêt du travail à la maison, en général bâclé au plus vite, sauf s'il y a une note à la clé. J'en ai entendu, des excuses, en 33 années d'enseignement ! La plus courante a toujours été "Je ne savais pas ce qu'il fallait faire". Or celle-ci n'est plus vraiment valable, car avec l'Internet et notre merveilleux outil nommé Scolastance, les élèves peuvent trouver sur le net les devoirs donnés, si jamais ils n'ont pas noté la tâche à faire. Donc, plus d'excuses, la majorité de nos élèves disposant d'une connection.
Mais on imagine bien que les parades sont possibles. J'ai entendu déjà "Je n'ai pas pu me connecter" et "Scolastance ne fonctionnait pas chez moi" (plausible).
Ce que je trouve très pratique, c'est la possibilité de joindre le fichier à télécharger aux devoirs. Mais je les vois venir de loin: "Je n'ai pas pu imprimer le document (pas d'imprimante, plus d'encre, pas de doigts pour cliquer ;-) ) Je pense que même si nous apportions les devoirs chez eux, sur un petit plateau d'argent, ils trouveraient moyen de dire qu'ils n'ont pas été en capacité de les faire.
21:48 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



